Fin de l'état de grâce pour Olmert
«La plupart des journalistes se sont tus durant un mois parce qu'ils sont également des citoyens israéliens», écrit Arieh Shavit, l'un des chroniqueurs du quotidien Haaretz. «Mais les gens sont déboussolés. On leur promettait une victoire facile, une sorte de nouvelle guerre des Six-Jours menée au nom des valeurs occidentales, et ils voient que la liste des soldats tués au combat s'allonge de jour en jour. Un mois après le début des hostilités, ils ne savent toujours pas dans quoi Olmert et son ministre de la Défense Amir Peretz les entraînent.»
«Le premier ministre et ses proches nous promettaient d'obtenir la libération sans condition de nos deux soldats enlevés par le Hezbollah, que l'armée allait écraser cette organisation, et que tout cela transformerait le visage du Proche-Orient en moins de temps qu'il en faut pour le dire», poursuit le commentateur politique Yoav Krakovsky. «Où en sommes-nous quatre semaines plus tard? L'image de Tsahal a été ternie par le manque d'efficacité de ses opérations et par les bombardements répétés du Liban. Quant aux avancées politiques, elles sont maigres. Le premier ministre libanais, Fouad Seniora, a certes promis de déployer l'armée régulière du Pays du Cèdre au Sud-Liban lorsque Tsahal s'en sera retiré, mais tout cela reste très flou.