Liban - Loubnan - Lebanon

Rebelle dans l'âme.

03 septembre 2006

Gilad Shalit : échanges de prisonniers.

GSLe journal israélien Yédiot Aharonot, citant des responsables politiques, a affirmé dimanche que des discussions secrètes étaient en cours sur un échange de 800 prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit.

Il a précisé que le caporal Shalit et 300 prisonniers palestiniens devraient être relâchés simultanément dans un premier temps, puis deux autres vagues de 300 et 200 détenus palestiniens recouvreraient à leur tour la liberté d'ici la fin décembre.

Des négociations sont en cours auxquelles participent des ONG palestiniennes et israéliennes", a déclaré M. Moubarak, cité samedi par le quotidien gouvernemental al-Ahram.

"La partie israélienne attend une initiative des Palestiniens concernant le soldat israélien Gilad Shalit afin de mettre au point une proposition pour la libération de femmes et d'enfants palestiniens emprisonnés en Israël", a ajouté M. Moubarak.

Samir Abou Eisheh, ministre palestinien de la planification a confirmé que "l'Egypte mène des négociations avec des parties palestiniennes et avec Israel".

Enfin la diplomatie reprend ses droits et Israel se rend compte du chemin à suivre.
Que de vies humaines auraient été épargnées. Désolation

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01 septembre 2006

Amnesty International : sans détour.

AI

Amnesty International a rendu publics ce mercredi 23 août 2006 * les résultats d'investigations montrant qu'Israël a mis en œuvre lors du conflit récent une politique délibérée de destruction d'infrastructures civiles libanaises, qui s'est traduite dans certains cas par des crimes de guerre.

Les dernières informations publiées par l'organisation montrent que la destruction par Israël de milliers d'habitations, ainsi que les frappes qui visaient de nombreux ponts et routes et des installations de stockage de l'eau et du carburant, faisaient partie intégrante d'une stratégie militaire au Liban et ne constituaient pas des «dommages collatéraux» résultant de la prise pour cibles légitime d'objectifs militaires.

Dans ce même rapport AI ajouté "«l'affirmation par Israël que les attaques des infrastructures étaient légales est de toute évidenceCluster_bomb erronée, a déclaré Kate Gilmore, secrétaire générale adjointe exécutive d'Amnesty International. Nombre de violations décrites dans notre rapport, telles que des attaques disproportionnées et menées sans discrimination, constituent des crimes de guerre. Les éléments suggèrent fortement que la destruction massive de centrales d'eau et d'électricité et d'infrastructures indispensables au transport de la nourriture et de l'aide humanitaire était délibérée et s'inscrivait dans une stratégie militaire.»

Ce n'est pas digne d'une des rares démocraties au Moyen-orient.

http://web.amnesty.org/library/Index/FRAMDE020182006?open&of=FRA-LBN

La photo représente une "cluster bomb" dénoncé par les ONG et hier par Koffi annan.

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27 août 2006

Commission d'enquête : Olmert hésite

"M. Olmert a procédé dans la nuit de samedi à dimanche à des consultations sur la nature juridique d'une commission chargée d'enquêter sur les manquements constatés durant la campagne contre le Hezbollah", a indiqué un porte-parole du gouvernement, Avi Pazner.

M. Olmert "hésite entre une commission d'Etat et une commission gouvernementale", a-t-il ajouté, et selon la radio publique, "les consultations à ce sujet doivent se poursuivre. La première solution présente l'avantage d'être indépendante vis à vis du gouvernement, puisqu'elle serait dirigée par le Président de la Cour suprême.Mais tout laisse à craindre que le gouvernement israélien penchera pour la seconde solution ce qui limiterait les risques politiques, et toute une série de démissions en chaîne.

Chute libre d'Imert dans les sondages.
Selon un sondage publié vendredi par le quotidien Yédiot Aharonot, la grande majorité des Israéliens sont très mécontents de la façon dont la guerre a été conduite. Pas moins de 63% demandent la démission de M. Olmert, 74% celle du ministre de la Défense Amir Peretz, et 54% celle du général Haloutz, chef d'état-major.

Après la guerre israélo-arabe de 1973, le capitaine de réserve Motti Ashkenazi avait planté sa tente en face de la présidence du conseil à Jérusalem pour protester contre les manquements durant la phase initiale du conflit.

Il avait ainsi suscité un raz-de-marée de protestations et la création de la commission d'enquête d'Etat Shimon Agranat, qui avait entraîné la démission en 1974 du chef du gouvernement de l'époque Golda Méir

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19 août 2006

15.000 à 30.000

C'est le bilan provisoire dont fait état une porte-parole de l'Union européenne après une visite au Liban.

L a ministre finlandaise du Commerce extérieur et de l'Aide au développement, Paula Lehtomäki, a déclaré vendredi 18 août que 15.000 à 30.000 unités d'habitation avaient été détruites au Liban dans les bombardements israéliens. La Finlande est actuellement à la tête de la présidence tournante de l'Union européenne.
"Il ne s'agit encore que d'estimations grossières mais le nombre de maisons ou d'immeubles détruits se situerait entre 15.000 et 30.000", a-t-elle affirmé à Helsinki à l'issue d'une visite de quatre jours au Liban et en Israël en compagnie du commissaire européen au Développement Louis Michel.

Urgence humanitaire

"Cela signifie que 100.000 personnes au moins sont sans abri décent alors que l'hiver n'est pas loin. Nous ne disposons que de quelques mois pour leur fournir un toit", a souligné la ministre, rappelant que le processus d'évaluation des besoins en reconstruction du Liban ne faisait que commencer.
L'urgence, a-t-elle dit, est à l'acheminement de l'aide humanitaire.

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17 août 2006

Vos signatures valent plaintes : qu'attendez-vous?

Les crimes de guerre commis au Liban doivent être jugés par la Cour pénale internationale !
Par Jean-Claude Lefort > solidariteliban@orange.fr
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Citoyennes et Citoyens du monde, attachés aux valeurs universelles qui fondent la civilisation et au respect absolu de la Charte de Nations unies ainsi qu’à d’autres Conventions internationales qui énoncent les principes majeurs qui doivent impérativement être respectés par tous les Etats de la planète sous peine d’un recul tragique des droits humains, nous exprimons notre vive condamnation contre les crimes perpétués par l’armée israélienne à Cana, qui ont entraîné la mort volontaire de dizaines de civils libanais, en particulier d’enfants et de bébés.

Cet « Appel de Paris » est lancé à travers le monde. Il se veut rassembleur de toutes les individualités et sensibilités respectueuses des droits humains et décidées à apporter leur contribution à leur pleine réalisation sur terre.

Pour que l’avenir ne répète à l’infini pas ce triste et insupportable passé, qui s’est déroulé à Cana mais aussi à Gaza, la Cour pénale internationale doit être saisie et doit juger.

Nos signatures valent plaintes. Elles seront déposées et transmises au Procureur de la Cour dès que leur nombre sera significatif pour que notre démarche citoyenne soit efficace.

Il y a urgence. Sans attendre nous décidons de former une chaîne humaine sur les cinq continents pour exiger justice et réparation. Justice et droit pour le Proche-Orient !

PS : Cet Appel sera traduit en 10 langues. Il est suggéré de le reproduire et de le faire circuler le plus largement possible sous forme papier ou électronique.

Les signatures, avec les noms, prénoms, coordonnées, titres de chaque signataire et le pays d’origine de chacune et chacun sont nécessaires.

Elles doivent être rassemblées à l’adresse électronique suivante :
solidariteliban@orange.fr

Un maximum d’initiatives individuelles ou collectives s’impose pour aboutir.



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14 août 2006

Cessez le feu

destructionDepuis ce matin, et après d'intenses offensives nocturnes, Israël ne bombarde plus le Liban. Reste des ruines et des larmes.

Quelques heures après le début du cessez-le-feu, Christophe Boltanski, sur place, décrit la situation dans un des fiefs du Hezbollah, au sud de Beyrouth, réduit à l'état de cendres.

A 7 heures, heure française, et après des offensives de dernière minute des deux côtés, le cessez-le-feu conclu sous l'égide de l'Onu pour mettre un terme à la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais est entré en vigueur.

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Israel a engagé dans sa bataille 30.000 hommes, son aviation, sa marine et ses chars Merkava. Tout ceci pouer entendre mme Tzipi Livni expliqué l'inexplicable, qui a pourtant été l'essence même de ce chatiment collectif : «Aucune armée au monde n'aurait pu désarmer le Hezbollah avec seulement des moyens militaires. Nous savions qu'un effort parallèle serait nécessaire sur le plan diplomatique».

Je me demande  si d'ores et déjà les ir-responsables israéliens ne sont pas en train de tenter de convaincre une opinion publique israélienne sceptique quant aux performances militaires de Tsahal.

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11 août 2006

Fin de l'état de grâce pour Olmert

«La plupart des journalistes se sont tus durant un mois parce qu'ils sont également des citoyens israéliens», écrit Arieh Shavit, l'un des chroniqueurs du quotidien Haaretz. «Mais les gens sont déboussolés. On leur promettait une victoire facile, une sorte de nouvelle guerre des Six-Jours menée au nom des valeurs occidentales, et ils voient que la liste des soldats tués au combat s'allonge de jour en jour. Un mois après le début des hostilités, ils ne savent toujours pas dans quoi Olmert et son ministre de la Défense Amir Peretz les entraînent.»

«Le premier ministre et ses proches nous promettaient d'obtenir la libération sans condition de nos deux soldats enlevés par le Hezbollah, que l'armée allait écraser cette organisation, et que tout cela transformerait le visage du Proche-Orient en moins de temps qu'il en faut pour le dire», poursuit le commentateur politique Yoav Krakovsky. «Où en sommes-nous quatre semaines plus tard? L'image de Tsahal a été ternie par le manque d'efficacité de ses opérations et par les bombardements répétés du Liban. Quant aux avancées politiques, elles sont maigres. Le premier ministre libanais, Fouad Seniora, a certes promis de déployer l'armée régulière du Pays du Cèdre au Sud-Liban lorsque Tsahal s'en sera retiré, mais tout cela reste très flou.

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Israel/Liban : Human Rights Watch

Israël/Liban : Il faut stopper les attaques indiscriminées contre les civils

Certaines attaques israéliennes équivalent à des crimes de guerre
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(Beyrouth, 3 août 2006) – Les forces israéliennes ont omis systématiquement de faire la distinction entre les combattants et les civils dans leur campagne militaire contre le Hezbollah au Liban, déclare Human Rights Watch dans un rapport publié ce jour. Le type des attaques observées dans plus de 20 cas ayant fait l’objet d’études par des chercheurs de Human Rights Watch au Liban indique que les ratés de l’armée israélienne ne peuvent pas être considérés comme de simples accidents ni être mis sur le compte des mauvaises pratiques du Hezbollah. Dans certains cas, ces attaques constituent de véritables crimes de guerre.

« Le type d’attaques menées montre le mépris inquiétant de l’armée israélienne pour les vies des civils libanais. Nos recherches montrent que les affirmations d’Israël selon lesquelles les combattants du Hezbollah se cachent parmi les civils n’expliquent pas, et justifient encore moins la guerre aveugle d’Israël. »

Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch

 

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Sur le même thème

Fatal Strikes: Israel’s Indiscriminate Attacks Against Civilians in Lebanon

Human Rights Watch's work on the Israel-Lebanon conflict

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Le rapport de 50 pages, intitulé “Frappes mortelles: attaques israéliennes indiscriminées contre des civils au Liban,” (Fatal Strikes: Israel’s Indiscriminate Attacks Against Civilians in Lebanon) analyse une vingtaine de cas d’attaques aériennes et d’artillerie contre des maisons et des véhicules civils. Sur les 153 victimes civiles mentionnées dans le rapport, 63 sont des enfants. Plus de 500 personnes ont été tuées au Liban par les tirs israéliens depuis le début des combats le 12 juillet, la plupart étant des civils. 

“Le type d’attaques menées montre le mépris inquiétant de l’armée israélienne pour les vies des civils libanais,” a déclaré Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch. “Nos recherches montrent que les affirmations d’Israël selon lesquelles les combattants du Hezbollah se cachent parmi les civils n’expliquent pas, et justifient encore moins la guerre aveugle d’Israël.” 

Le rapport s’appuie sur des entretiens approfondis avec des victimes et des témoins d’attaques, des visites à certains lieux d'explosions, ainsi que sur des informations obtenues auprès d’hôpitaux, d’organisations humanitaires, de forces de sécurité et d’organismes gouvernementaux. Human Rights Watch a aussi mené ses recherches en Israël, et a évalué les armes utilisées par les Forces de défense israéliennes (FDI). 

Les chercheurs de Human Rights Watch ont identifié de nombreux cas où les FDI ont lancé des attaques aériennes et d’artillerie visant des objectifs militaires limités ou douteux ayant engendré un coût civil excessif. Dans beaucoup de cas, les forces israéliennes ont frappé une zone sans cible militaire apparente. Dans certains cas, les forces israéliennes semblent avoir ciblé délibérément des civils. 

Par exemple, le 13 juillet, une attaque aérienne israélienne a détruit la maison d’un religieux connu pour être un sympathisant du Hezbollah alors qu’il n’avait, selon toute vraisemblance, pris aucune part active aux hostilités. Même si les FDI le considéraient comme une cible légitime (et Human Rights Watch n’a aucune preuve qu’il l’était), l’attaque l’a tué, lui, sa femme, leurs dix enfants et leur employée domestique sri lankaise. 

Le 16 juillet, un avion israélien a tiré sur une maison civile dans le village d’Aitaroun, tuant 11 membres de la famille al-Akhrass, dont sept personnes ayant la double nationalité canadienne libanaise, qui passaient leurs vacances au village au moment où la guerre a commencé. Human Rights Watch s’est entretenu séparément avec trois villageois qui ont tous nié énergiquement que la famille ait eu le moindre lien avec le Hezbollah. Parmi les victimes figuraient des enfants âgés de un, trois, cinq et sept ans. 

Le gouvernement israélien tient le Hezbollah pour responsable du coût si élevé de victimes civiles au Liban, soutenant que les combattants du Hezbollah s’étaient cachés avec leurs armes au sein de la population civile. Cependant, dans aucun des cas cités dans le rapport, il n’y a de preuves indiquant que le Hezbollah était actif dans la zone concernée ou à proximité pendant ou avant l’attaque. 

“Les combattants du Hezbollah ne doivent pas se cacher derrière les civils – c'est indiscutable – mais l’image propagée par Israël selon laquelle cet écran de protection serait la cause d’un coût aussi élevé en vies humaines civiles est fausse,” a déclaré Roth. “Dans de nombreux cas où il y a eu victimes civiles, Human Rights Watch a determiné que cela ne correspondait pas à des attaques visant des combattants ou des stocks d’armes du Hezbollah parce qu’il n’y avait aucune trace d’une quelconque présence du Hezbollah dans les parages.” 

Des déclarations de hauts fonctionnaires et de dirigeants militaires israéliens laissent supposer que les FDI ont gommé la distinction entre les civils et les combattants, soutenant que seuls restent au Sud-Liban les individus associés au Hezbollah, et que donc, tous sont les cibles légitimes d’attaques. Selon le droit international cependant, seuls des civils participant directement aux hostilités perdent leur immunité. Beaucoup de civils n’ont pas pu fuir parce qu’ils sont malades, blessés, qu’ils n’ont pas les moyens de partir ou fournissent des services essentiels aux civils. 

De nombreux civils ont peur de quitter le sud parce que les routes font l’objet d’attaques israéliennes. Des centaines de milliers de Libanais ont quitté leur maison, mais les forces israéliennes ont utilisé des avions de combat et l’artillerie contre des dizaines de véhicules civils, dont beaucoup arborant des drapeaux blancs. Israël a justifié ses attaques sur les routes en invoquant la nécessité de cibler les combattants du Hezbollah qui déplacent des armes et de bloquer leurs voies de transport. 

Cependant, aucune des preuves rassemblées par Human Rights Watch, ou signalées à ce jour par des sources médiatiques indépendantes, n’indiquent que les attaques contre des véhicules mentionnées dans le rapport ont causé des victimes parmi le Hezbollah ou détruit des armes. En revanche, elles ont tué et blessé des civils qui fuyaient en laissant leur maison après que les FDI aient donné des instructions pour évacuer. 

“Les avertissements d’attaques imminentes par les Israéliens ne transforment pas les civils en cibles militaires,” a déclaré Roth. “Les groupes militants palestiniens pourraient alors aussi bien ‘avertir’ les colons israéliens qu’ils doivent quitter leurs habitations et se sentir ensuite autorisés à attaquer ceux qui sont restés.” 

Human Rights Watch appelle Israël à cesser immédiatement les attaques menées de manière indiscriminée et à faire la distinction à tout moment entre les civils et les combattants. Human Rights Watch appelle aussi les Etats-Unis à suspendre immédiatement les transferts d’armes, de munitions et autres matériels qui auraient probablement été utilisés en violation du droit humanitaire international au Liban, jusqu’à ce que ces violations cessent. Human Rights Watch demande aussi au Secrétaire général des Nations Unies de mettre en place une Commission d’enquête internationale pour examiner les cas reportés de violations, y compris les possibles crimes de guerre, et de formuler des recommandations pour que ceux qui ont violé la loi rendent des comptes. Cette commission devrait examiner tant les attaques israéliennes au Liban que les attaques du Hezbollah en Israël. 

Dans des communications précédentes, Human Rights Watch a parlé de la conduite des forces du Hezbollah, qualifiant ses attaques contre des zones civiles de violations graves du droit humanitaire international équivalant à des crimes de guerre (
http://hrw.org/english/docs/2006/07/18/lebano13760.htm). 
Human Rights Watch a appelé les gouvernements de la Syrie et de l’Iran à user de leur influence sur le Hezbollah pour favoriser le respect des lois de la guerre (
http://hrw.org/english/docs/2006/07/26/syria13847.htm; http://hrw.org/english/docs/2006/07/27/iran13842.htm). Dans ce rapport, Human Rights Watch exhorte le Hezbollah à prendre toutes les mesures possibles pour éviter de fixer des objectifs militaires au sein de zones fortement peuplées ou à leur proximité, et pour éloigner du voisinage d’objectifs militaires les personnes et les biens civils sous leur contrôle. 

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Petition a signer

je vous envoie cette pétition, nous avons besoin de beaucoup de signatures, je vous rappelle la manifestation de samedi 15h30 au Chatelet pour tous ceux qui sont à Paris.

L’équipe Ceasefirecampaign.org

Sujet : Aidons à stopper le bain de sang au Moyen-Orient


Cher(e)s ami(e)s,

En ce moment, une tragédie se déroule au Moyen-Orient. Des centaines de
civils sont morts dans les bombardements au Liban, en Israël et Palestine,
et le nombre de morts augmente chaque jour.
Le Secrétaire Général des Nations Unies, Kofi Annan, a appelé à un
cessez-le-feu immédiat, et le Premier Ministre britannique,Tony Blair, a
soutenu son appel en demandant le déploiement d’une force internationale sur
la frontière israélo-libanaise. C’est jusqu’ici la meilleure proposition
pour stopper la violence, mais  d’autres dirigeants internationaux doivent
la soutenir immédiatement pour garantir sa réussite.

J’ai signé une pétition exigeant des dirigeants locaux et régionaux de se
prononcer et de soutenir la proposition de Kofi Annan. Si nous pouvons
persuader nos gouvernements de s’unir pour appeler au cessez-le-feu, tous
les acteurs du conflit seront contraints de s´y soumettre. Vous aussi,
signez cette pétition.

http://www.ceasefirecampaign.org

La pétition sera envoyée à des dirigeants locaux et internationaux clés, et
publiée dans des journaux de première importance au Moyen-Orient, aux
Etats-Unis, et en Europe. Grâce a vos signatures, nous pouvons contribuer à
faire pression sur nos dirigeants pour stopper la violence.

Merci !

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Sanctionner les crimes de guerre.

Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH)

Ligue française des droits de l'Homme (LDH)
_________________________________________________________________________________

Communiqué

Liban

Sanctionner en France les crimes de guerre

La poursuite de la guerre au Liban, la situation toujours plus dramatique que connaît la bande de Gaza et l’inertie d’une communauté internationale dont le cynisme atteint des sommets ont déjà produit des effets dévastateurs. Ils ne font que s’amplifier quotidiennement, au fur et à mesure des destructions et des pertes en vie humaine. La haine et le rejet de l’Autre s’ancrent au cœur des peuples, hypothéquant encore un peu plus les espoirs de paix mais ouvrant la voie, aussi, aux pires dérèglements. Déjà, on voit fleurir les remugles les plus odieux, appelant au meurtre, et se renvoyant, en miroir, la volonté de détruire. C’est en fait, le monde entier qui est pris en otage par un processus qui n’a rien de fatal.

Il n’est plus temps de commenter à l’infini les enchaînements qui ont conduit à une telle situation. Le gouvernement israélien peut certes faire valoir que trois de ses soldats ont été enlevés et que sa population civile subit, au nord et au sud de son territoire, des attaques indiscriminées. Autant le dire nettement, ces agressions contre des villes israéliennes relèvent du crime de guerre avéré.

Nous n’ignorons pas, non plus, le jeu détestable de la Syrie et de l’Iran, pays tous deux sous le joug de régimes insupportables pour leurs peuples avant même que d’en condamner les nuisances pour les autres.

Aujourd’hui, au Liban et à Gaza, l’action du gouvernement israélien le conduit à s’en prendre de manière indiscriminée aux populations civiles. Rien ne peut justifier la destruction d’usines électriques, de productions alimentaires, d’industries, des routes, des ponts, des ports, etc. Rien ne peut justifier les pertes infligées aux populations civiles qui ne sont plus des effets collatéraux d’actions de guerre mais traduisent une volonté délibérée de punir collectivement une population, y compris par le meurtre. Ce sont là des crimes de guerre d’une exceptionnelle gravité, sciemment organisés par un gouvernement démocratique.

En refusant la mise en œuvre immédiate d’un cessez-le-feu, pourtant impératif, la communauté internationale méprise le droit à la vie de centaines de milliers de personnes. Cette attitude ne doit pas empêcher que les victimes de ces agissements soient entendues et que les auteurs de tous les crimes de guerre soient sanctionnés. C’est un des moyens par lesquels, nous pouvons faire prévaloir le droit sur la force et conjurer peut-être d’autres violences aveugles.

C’est pourquoi, la LDH et la FIDH apporteront, notamment aux ressortissants franco-libanais, l’assistance nécessaire pour faire valoir leurs droits en France contre les responsables des dommages qu’ils ont pu subir.

Contacts :

Michel Tubiana : 06 82 57 36 13
Patrick Baudouin : 06 07 62 10 78

Karine
Appy
Attachée de presse - Press Officer

FIDH

+33 1 43 55 14 12

+33 1 43 55 25 18

+33 6 68 42 93 47

www.fidh.org

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