Liban - Loubnan - Lebanon

Rebelle dans l'âme.

17 septembre 2006

Le grand oral

http://libanisme.typepad.fr/C'était hier, c'était à Lille.

Un éléphant recevait un(e) lièvre et des tortues.

La suite sur http://libanisme.typepad.fr/

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11 septembre 2006

Tony Blair à Beyrouth

Le Premier ministre britannique, Tony Blair, est arrivé à Beyrouth, lundi matin 11 septembre, pour apporter son soutien aux efforts d'apaisement entre le Liban et Israël, alors que des manifestants protestaient contre sa visite.

Que penser de cette visite?
Elle est pour le moins inopportune. Il est de coutume dans les relations entre les pays, de recevoir des émissaires à quelque niveau que ce soit, afin de surmonter des difficultés majeures ou d'appaiser réellement les tensions. Or, tout le monde sait, le PM britannique, par sa position pro israélienne, refusant de demander un cessez le feu pour le moins humanitaire, paraissait comme partie prenante dans cette guerre, se rangeant de facto derriere l'administration américaine et "leur nouveau proche orient". Tout laisse à croire que cette offensive diplomatique trés british, vient à point nommer afin de redorer le balson d'un Blair en perte de vitesse et acculé à une démission annoncé.

Pour ma part je relève une attitude gouvernementale libanaise complaisante, au moment ou les larmes du Premier ministre libanais, Fouad Siniora, n'ont pas encore fini de sécher. Eu égard aux centaines de morts et aux tragédies que la population a connues, le gouvernement libanais se devait de ne point recevoir son hôte britannique. A moins que chaque camp, veuille tirer un bénéfice sur le plan de la politique intérieure et de sa représentavtivité auprés de la population. La décence n'est pas une vertu en politique et encore moins en diplomatie.

Il est navrant de voir à quelle vitesse certains hommes politiques glisse du rôle de pyromane vers celui, beaucoup plus humble, de pompier.  Serait - on dans un monde ou l'espérance ferait plus de dupes que l'habileté?

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01 septembre 2006

Leçon de politique : l'art du camouflage

20h45 : je regardais BFM, chaine d'infos en continu.
Olivier Mazerolle reçoit Henri Karouchi, porte parole UMP, dans le cadre de l'iniversité d'été de l'UMP à Marseille.

Monsieur Karochi nous explique comment rompre avec le passé (entendre Chirac et sa tribu) et faire de la politique autrement, le parler vrai. Arrive le moment ou Mr Mazerolles questionne le porte parole de l'UMP sur la politique extérieure de la France. Il demande à son interlocuteur, comment peut on etre un  Président de la république (en 2007?) et traiter l'Iran de pays terroriste au moment ou le président Chirac favoriserait la discussion avec Téhéran, de peur de l'éclatement d'une guerre entre musulmans et occidentaux. Monsieur Karouchi répond par " l'Iran veut rayer Israel de la carte" donc c'est un pays terroriste. Devant l'incrédulité du journaliste il ajoute regarder les américains, ils traitent les syriens et les israéliens de terroristes mais la diplomatie américaine discute avec eux, je peux vous l'affirmer. Mazerolles revient à la charge en disant " quand même un Président peut déclarer que l'Iran est un pays terroriste," notre interlocuteur a trouvé la perle rare en objectant  "on nous demande de parler vrai alors on parle vrai, la diplomatie fera autrement".

Parlons VRAI (c'est ce qui compte) mais agissons FAUX.

Avez vous encore un doute?
Volà une superbe leçon de politique ou comment faire de la politique autrement.
Je croyais rêver. Hélas, la réalité à de l'avance sur la fiction.

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28 août 2006

Aveu d'impuissance !

« Tous les membres de ce Conseil doivent être conscients du fait que cette incapacité à agir plus tôt a fortement remis en cause la confiance du monde dans son autorité et son intégrité. »
Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU (en préambule à la présentation de la résolution 1701 sur le Liban).
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27 août 2006

Amabilités ou animosités ???

Dans un discours prononcé le 16 août à Damas, le Président syrien Bacchar El Assad avait traité les dirigeants arabes de "demi-portions" pour avoir critiqué le Hezbollah libanais et opté pour un processus de paix avec Israël plutôt que pour "la résistance" à l'Etat juif.
(il est trés bien placé le bougre pour le dire, l'exemple est de tout les jours, à savoir la résistance quotidienne des syriens afin de récupérer le Golan et un peu de leur dignité. Sic.)

"L'arabisme de l'Egypte et son sens des responsabilités régionales ne souffrent aucune surenchère", a sèchement rétorqué M. Moubarak. Quelques jours auparavant le rais avit déjà déclaré :"Que Dieu aide quiconque, ayant perdu le contrôle de ses nerfs, se laisse aller à dire n'importe quoi".

Les amabilités diplomatiques des frères arabes, auxquelles les peuples arabes ne prêtent plus attention tellement elles sont monnaie courante, révèlent la divergence de stratégie politique entre deux camps, entre deux chefs d'Etats, tous deux déconnectés de la réalité de leurs peuples. Le fossé est énorme entre ces dirigeants et leurs administrés. Tout porte à croire que plusieurs régimes arabes, et non des moindres, sont sous respiration artificielle. Jusqu'à quand ?

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19 août 2006

L’ Humanité, 20 juillet 2006.

Je viens de tomber par hasard sur cet article de l'Huma qui a retenu toute mon attention.
Depuis le déclenchement de cette guerre atroce, j'étais de ceux qui pensait qu'une des raisons résidait dans la signature du document d'entente entre le Général Aon et le Cheikh Nasrallah. Chacun d'eux représente une frange trés importante de la pouplation libanaise. Leur alliance faisait barrage à la politique hégémonique des Etats Unis au Liban. D'une tutelle, la syrienne, à une autre, américaine.

Aprés la signature de ce document, Condoleeca Rice, en visite au Liban, a puni le Général en le boycottant et en se réunissant avec Walid Joumblatt à sa place. Alors que ce dernier, auparavant, a traité Rice par des termes trés peu éloquents.
Pour mémoire on se souvient des déclarations tonitruantes de certains chefs libanais, et en particulier d'un certain jeune fraichement promu à jouer les premiers roles, prononcés sur le sol américain. Ces réunions avec des responsables américains leurs donnaient l'impression d'exister réellement. Tout ceci dans le but d'isoler le Hezbollah et le courant patriotique de Michel Aoun afin de barrer à ce dernier le chemin vers Baabda. A tel point que le clan du 14 Mars à préférer composer avec leur ennemi public N° 1 à savoir le Président Lahoud que de voir le Général Aoun briguer la première magistrature.
Actuellement tout le monde s'accorde à dire, y compris Tzipi Livni, que le désarmement du Hezbollah ne pourrait avoir lieu que par un processus politique. Donc il revient aux Libanais de discuter entre eux des moyens adéquats. Si le clan du 14 Mars avait pris les aspirations patriotiques du peuple libanais en considération, plutôt que leurs calculs politiciens et leurs attitudes totalitaires et hégémoniques, et discuter du désarmement du Hezbollah à partir du "document d'entente" déjà élaboré,  je pense qu'ils auraient épargnés à notre cher Liban ce chatiment collectif de la part d'Israel. J'espère au moins que ce qui s'est passé leur servirait de leçon, de commencer à penser libanais, de savoir que les décisions doivent etre prise au Liban,  par des libanais, et entre libanais. Il ne faudrait jamais oublier que la démocratie au Liban est une démocratie consensuelle.

Loubnan 2006
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L’ Humanité, 20 juillet 2006.  Hassane Zerrouky

L’alliance du Hezbollah avec le général Aoun, et non la capture de deux soldats, est sans doute l’élément déclencheur de l’offensive israélienne

Sur le plan politique, le Hezbollah s’est converti au pluralisme. Suite au scrutin législatif de 2005, il dispose d’un groupe de 28 députés dont 11 sont issus de ses rangs. Il dispose de trois portefeuilles ministériels, dont celui de l’Énergie est occupé par un de ses dirigeants. Enfin et surtout, le 8 juin 2006, il a conclu une alliance politique, dite « Document d’entente », avec le Courant patriotique libre (CPL) du général Michel Aoun. Document qui stipule que le désarmement de la branche militaire du Hezbollah devra être décidé dans le cadre d’un « dialogue national ». Cette alliance inattendue, qui avait pris au dépourvu le « camp anti-syrien », a radicalement modifié le champ politique libanais. C’est sans doute cette alliance - et non la capture de deux soldats israéliens - qui a été l’élément déclencheur de l’offensive militaire israélienne.

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15 août 2006

La vérité transpercera

renaissanceAu déclenchement de la guerre de destruction israélienne visant le Liban, le motif invoqué par Ehud Olmert, et relayé par tous les pro israéliens dans le monde à partir de Georges Bush en passant par Tony Blair et localement par certains dirigeants francais notamment Nicolas sarkozy, était me semble t - il le suivant : Israel a le droit de se défendre suite à l'enlèvement de deux soldats israéliens.

Or nous avons relaté certaines informations, en provenance des USA quelques jours après le déclenchement de cette croisade inhumaine, indiquant que ces opérations ont été préparées de longues date et planifiées avec la participation des Etats Unis.

Dans sa dernière édition le magazine NEW YORKER écrit que le gouvernement américain a participé de près à la planification des opérations militaires israéliennes contre le Hezbollah, avant même l’enlèvement de deux soldats israéliens le 12 juillet.

Selon le journaliste américain Seymour Hersh, lauréat du prix Pulitzer, le président George W. Bush et le vice-président Dick Cheney étaient convaincus qu’une campagne israélienne contre le Hezbollah diminuerait les préoccupations sécuritaires de l’État hébreu et constituerait un prélude à une éventuelle attaque préventive des Américains contre les installations nucléaires de l’Iran.

Affaire à suivre, la vérité apparaîtra tôt ou tard quand la fumée se sera dissipée.

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07 août 2006

Entre Ehud & Georges : au téléphone

Je vais vous proposer ce que les déclarations de Georges et Ehud  donne en off line.

" allo, hello Ehud, tu vas bien?
- oui Georges, enfin ca pourrait aller mieux, ces "putains de hezbollahi" m'ont empêcher de prendre des vacances,
-écoute mon vieux il faut que tu dépêches,
-je sais je fais plus que de mon mieux, j'ai lacher les fauves
-ben oui mais je ne peux plus tenir longtemps, les bougnouls attérissent ce soir a New york, je peux les faire trainer quelques jours encore mais guère plus,
- je vais essayer de faire de mon mieux, briser ce qui ne l'a pas été, ce serait toujours ca de moins
- oki, je vais dire a condileezza de mettre un peu les batons dans les roues
- merci Georges, tu verras les juifs te seront reconnaissants, ils savent se montrer généreux le moment venu.
- oui, oui mais fais quand même vite.

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Entre Ehud & Georges ; langage diplomatique

Ehud en appelle aux juifs du monde entier notamment ceux des Amériques a apporter leur soutien à Israel et déclare ne poser aucune limite à l'action de son armée.

Georges dit comprendre les objections au projet de résolution franco-américain, et souhaite l'adoption d'un texte "le plus vite possible".

Condoleezza déclare qu'il faudrait encore plusieurs jours pour aboutir à une résolution.

Une délégation de la Ligue arabe doit attérir lundi soir a New York pour tenter de modifier le projet franco-américainde résolution

Le temps presse pour le Premier ministre israélien qui tente par tous les moyens de controler militairement le Hezbollah. Il sait qu'il n'a plus que quelques jours pour marquer des points, il accentue ses frappes tout azimut pour donner l'impression que l'Etat hébreu est arrivé à ses fins. Aprés avoir eu les mains tachés de sang, le sang des innocents, voila que Ehud Olmert persiste et signe, montrant sa capacité meurtrière a etre un chef de guerre lui a qui manque les galons.

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02 août 2006

Israel - Iran : le conflit

Israël en conflit indirect avec l'Iran, par Alain Frachon
LE MONDE | 01.08.06 | 13h18  •  Mis à jour le 01.08.06 | 14h25
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Vue d'Israël, la guerre contre le Hezbollah libanais ressemble aux prémices d'un conflit indirect, mais fondamental, avec l'Iran. Elle n'est pas seulement la réponse à l'enlèvement de deux soldats israéliens par la milice extrémiste chiite ; pas seulement une bataille pour empêcher que les miliciens du Parti de Dieu continuent à tirer des missiles de l'autre côté de la frontière ; pas seulement une épreuve de force décidée pour rétablir, aux dépens du pays du Cèdre, un pouvoir de dissuasion que l'armée israélienne estime avoir perdu à la suite des retraits du Liban (printemps 2000) et de Gaza (été 2005).

Derrière la guerre déclarée au Hezbollah, il y a un objectif stratégique plus large : en frappant un groupe que les Israéliens qualifient de bras armé de l'Iran au Proche-Orient, Jérusalem entend interdire à la République islamique de s'imposer comme partie prenante dans le conflit israélo-arabe.

Telle est l'impression qui ressort d'une série d'entretiens avec des responsables politiques et des experts israéliens organisés pour des journalistes européens par le gouvernement de Jérusalem. Le message est, parfois, formulé pour répondre à la critique dont Israël est l'objet : la " disproportionnalité" de sa réplique au double enlèvement du 12 juillet.

Les représailles aux provocations du Hezbollah justifient-elles le nombre des morts civils au Liban et la destruction de tant d'infrastructures civiles dans ce pays - routes, autoroutes, stations-service, centrales électriques, usines, centaines d'immeubles, aéroport, etc. ? La question est détournée, suscitant la réponse suivante : l'ampleur des destructions au Liban doit être appréciée à l'aune du véritable enjeu. L'argument vaut ce qu'il vaut.

Plus sérieusement, Ze'ev Schiff, l'un des commentateurs militaires les plus respectés du pays, écrivait la semaine dernière dans le quotidien Haaretz (centre gauche) : "La bataille en cours au Liban va déterminer la place de l'Iran au Proche-Orient."

Une défaite du Hezbollah (Parti de Dieu) est une défaite pour son créateur et son protecteur iranien. Les Israéliens n'ignorent pas que le Parti de Dieu est une formation solidement ancrée dans la réalité libanaise ; ils savent qu'une majorité des chiites du Liban se reconnaît dans cette formation. Elle ne disparaîtra pas sous l'assaut.

Mais les Israéliens observent que le Hezbollah, dont l'idéologie prône la disparition pure et simple d'Israël, est intrinsèquement lié à la République islamique. Le Hezbollah recevrait, chaque année, quelque 100 millions de dollars d'aide militaire, dont des équipements les plus sophistiqués ; ses cadres et ses miliciens sont entraînés par un détachement des Gardiens de la révolution iraniens, ouvertement installé dans l'est du Liban ; les missiles qui fondent sur les villes israéliennes sont de provenance iranienne ou syrienne ; nombre de chiites libanais font allégeance au chef suprême de la République islamique, l'ayatollah Ali Khamenei.

Cette république n'est pas n'importe quel régime. Il s'agit d'un régime désireux d'acquérir l'arme nucléaire et dont le président, Mahmoud Ahmadinejad, proclame son désir de rayer Israël de la carte. Au Proche-Orient, l'histoire enseigne que les uns et les autres font en général ce qu'ils disent, de Gamal Abdel Nasser à Ariel Sharon...

Personnalité vedette de la vie politique israélienne, Tzippi Livni, la ministre des affaires étrangères, voit le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, comme un porte-parole de la politique iranienne dans la région. Téhéran affiche volontiers ses objectifs : refus de toute solution négociée dans le conflit israélo-palestinien et donc volonté d'en torpiller la moindre esquisse ; conviction qu'Israël doit un jour disparaître de la région et, en conséquence, que la création d'un Etat palestinien à ses côtés relève du défaitisme.

Pas question, dit Mme Livni, de laisser l'Iran révolutionnaire, et ses alliés d'un nouveau front du refus - la Syrie et le Hamas palestinien - devenir une force ascendante au Proche-Orient. Pour les Israéliens, cela passe par une défaite du Hezbollah - claire et nette même si elle n'est que partielle - dans la guerre en cours au Liban.

Depuis le retrait de l'armée israélienne, en mai 2000, sur une ligne frontalière fixée par l'ONU, il n'y a plus de contentieux entre le Liban et l'Etat juif. A quoi étaient donc destinés les quelque 17 000 missiles accumulés par le Hezbollah au Liban ?

A assurer ainsi, dit-on à Jérusalem, une présence iranienne, militaire et politique, dans la région. Objectifs supposés de la République islamique : exercer une influence sur le conflit israélo-arabe, dans un sens bien particulier ; répliquer sur Israël à la moindre attaque contre l'Iran.

Nombre d'Etats arabes pensent comme les dirigeants de Jérusalem. Et, pour la première fois, ils le disent tout haut. L'Egypte, l'Arabie saoudite, la Jordanie, et plusieurs Etats du Golfe ont publiquement dénoncé l'irresponsabilité du Parti de Dieu dans le double enlèvement du 12 juillet.

Et ces pays souhaitent aussi que le Hezbollah ne sorte pas vainqueur de la nouvelle guerre libanaise. Mais ils sont à contre-courant de leurs administrés, d'une opinion arabe largement acquise au Parti de Dieu, et qui l'est un peu plus à chaque bombardement sur le Liban, à chaque image de civils libanais tués, blessés, terrorisés.

Hassan Nasrallah est en passe de devenir l'un des héros de la rue arabe, territoires palestiniens compris ; l'un de ces messies qui, à la façon de Nasser dans les années 1960 puis de Saddam Hussein en 1990-1991, promettent à intervalle régulier de venger "l'humiliation" des Arabes et de débarrasser les Palestiniens d'Israël, et confortent les illusions et le malheur de ces derniers...

La popularité du chef du Hezbollah n'est pas de nature à rassurer des élites arabes majoritairement sunnites. Au-delà, elles voient confirmée leur crainte de la remontée en puissance d'un Iran qu'elles avaient cru assagi. La présidence Ahmadinejad sonne le réveil de ce mélange détonnant - ultranationalisme et messianisme chiite - qui est le carburant de la révolution iranienne.

Au Caire, à Riyad, à Amman, on redoute la formation d'un "croissant chiite" radical qui part de Téhéran, passe par Beyrouth (avec le Hezbollah) et Bagdad. La chute de Saddam Hussein a libéré un pouvoir chiite irakien souvent proche, très proche du régime iranien. Le rôle que ce "croissant chiite" sera amené à avoir se joue en partie dans cette énième guerre du Liban.

Fondée ou non, cette analyse stratégique est l'un des éléments qui commandera une décision-clé de la part d'Israël : quand accepter un cessez-le-feu ?

Posté par loubnan2006 à 12:16 - Analyse. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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