31 juillet 2006
Sénateur américain pour un cessez le feu
Un influent sénateur républicain réclame un cessez-le-feu immédiat au Liban AFP 31.07.0622h32
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Le sénateur républicain Chuck Hagel a demandé lundi au Sénat que le président George W. Bush réclame sans tarder un cessez-le-feu immédiat au Liban.
"M. le président, les massacres écoeurants qui se produisent des deux côtés (de la frontière entre Israël et le Liban) doivent cesser et cesser maintenant", a dit le sénateur du Nebraska, président de la sous-commission du Sénat pour les affaires économiques et politiques internationales.
"Le président (George W.) Bush doit lancer un appel à un cessez-le-feu immédiat", a-t-il affirmé.
"Le Proche-Orient est plus inflammable et plus complexe que jamais", a-t-il estimé. "Après trois semaines d'escalade et de violences continuelles, la probabilité d'un conflit régional plus étendu devient chaque jour plus réelle", a-t-il mis en garde.
"Comment peut-on croire vraiment que la poursuite de la destruction systématique d'un ami des Etats-Unis, le Liban et son peuple, puisse rehausser l'image de l'Amérique et nous donner confiance et crédibilité pour mener des négociations pour une paix durable au Proche-Orient?", a-t-il demandé.
"Les Etats-Unis doivent rester engager dans la défense d'Israël", a-t-il dit rappelant que les relations entre Washington et Tel Aviv sont "spéciales et historiques". "Mais, a-t-il ajouté, cela ne doit pas être au dépens de nos relations avec les pays arabes et musulmans". Ce serait "un faux choix irresponsable et dangereux", a-t-il estimé.
"Obtenir une résolution durable du conflit arabo-israélien est davantage dans l'intérêt d'Israël que n'importe quel autre pays au monde", a-t-il dit.
"Les Etats-Unis et Israël doivent comprendre qu'il n'est pas dans leur intérêt à long terme d'être isolés au Proche-Orient et dans le monde ou de jouer +nous contre le monde entier+", a-t-il ajouté en estimant qu'à terme cette politique "marginaliserait" l'influence des Etats-Unis et "isolerait davantage" Israël dans le monde.
"Ce serait désastreux pour les deux pays et la région entière", a-t-il dit.
M. Hagel a déclaré qu'il était un "fervent partisan" du déploiement d'une force internationale "solide" dans le sud du Liban et souhaité que Washington s'investisse davantage dans la recherche d'une solution globale dans la région en "écoutant attentivement les suggestions de ces amis et partenaires" dans la région comme l'Arabie saoudite, l'Egypte et la Jordanie notamment en ce qui concerne la création d'un Etat palestinien.
Le président américain Bush a persisté lundi dans son refus d'appeler à un cessez-le-feu immédiat malgré le drame de Cana dans le sud du Liban et une pression internationale croissante.
Cana : la Vidéo.
Une vidéo sur le site du monde, concernant cana.
Après un pilonnage israélien qui a tué plus de 50 civils à Cana, au Liban sud, les sauveteurs ont extrait, dimanche 30 juillet, une trentaine de cadavres, mais d'autres restent ensevelis. Lundi 31 juillet, le silence est retombé sur les ruines de Cana. Les opérations de déblayage doivent reprendre dans la journée. (Avec AFP)
http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-734511,54-799919@51-759824,0.html
Deux fois crucifié : l'apocalypse
L’horreur ! L’apocalypse en une seule image : Cana la martyre, Cana symbole de toutes les atrocités subies, de toutes les souffrances endurées. Cana, un nom biblique, un nom épelé en lettres de sang, Cana deux fois crucifiée, deux fois suppliciée.
Vingt jours ; vingt jours déjà que l’Homme est assassiné au Liban, humilié, poignardé au cœur ; vingt jours que le Liban est transformé en un champ de ruines, réduit en lambeaux ; vingt jours que les gens meurent sur les routes, agonisent sous les décombres, vivent l’indignité de l’exode, de l’exil.
Le massacre doit s’arrêter. Aujourd’hui même, dans les heures qui viennent. Les armes doivent se taire, les barbares se terrer loin des lieux de leurs tueries.
Hier, à Cana, c’est l’humanité même qui a été assassinée, ce sont les valeurs universelles qui ont été bafouées, pulvérisées.
Le monde ne peut plus garder le silence, les agresseurs, les meurtriers doivent être mis hors d’état de nuire, sanctionnés, voués aux gémonies, à l’opprobre mondial.
Alors de grâce, que cessent les explications oiseuses, le verbiage indécent, les fanfaronnades d’un autre âge. Que se taisent les analystes, les politologues en mal de reconnaissance, que se fassent tout petits les politiciens qui exploitent la tragédie pour se faire valoir.
Dimanche 30 juillet : une date noire dans l’histoire du monde, une date couleur de sang dans l’histoire du Liban.
Aucune explication, aucune justification ne tiennent plus ! Hier, à Rome, les grands de ce monde avaient failli à leur devoir, échoué dans une tâche impérative, élémentaire : appeler à un cessez-le-feu immédiat, secourir une nation en danger de mort. Aujourd’hui, au Palais de Verre à New York, l’Organisation des Nations unies doit prouver que sa charte, son texte fondateur, n’est pas devenue une simple feuille de papier oubliée dans le bureau d’une salle abandonnée.
Condoleezza Rice a bien fait de ne pas revenir au Liban. Cette visite aurait été inutile, aurait été perçue comme une provocation. Son travail, c’est auprès d’Israël qu’il doit être achevé : stopper l’agression, établir les bases d’un accord prévoyant nécessairement un échange de prisonniers et l’évacuation de Chebaa.
Mais Fouad Siniora a d’ores et déjà clairement énoncé l’urgence : un cessez-le-feu immédiat, inconditionnel et une enquête internationale sur le massacre.
En ces temps troubles, en ces temps de barbarie, alors même que l’État hébreu annonce cyniquement que la tuerie de Cana ne le dissuadera pas de poursuivre sa sale guerre contre le Liban, le ralliement unanime à la position adoptée par le gouvernement est indispensable. Nabih Berry, en homme d’État responsable, a donné le ton, plaçant toutes les potentialités au service du pouvoir exécutif.
Mais attention : ne permettons pas, sous le coup de l’émotion, de la colère, que des dérapages surviennent, que des actes répréhensibles, comme l’attaque contre le siège de l’Escwa, se produisent. Ce serait desservir la cause pour laquelle nous luttons, rendre service à l’ennemi qui nous agresse.
Redisons-le une fois de plus, une fois pour toutes : hors de la légalité, il n’y a point d’espoir, point de salut ; hors de la légalité, c’est la voie ouverte aux aventures, au chaos généralisé, aux guerres intestines ; hors de la légalité, le monde, révulsé par le massacre de Cana, ne viendra pas à notre secours.
Nagib AOUN
L'orient le jour 31-07-2006
UNHCR aide aux déplacés libanais
Organisme: UNHCR Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés
UNHCR - En Syrie, l'UNHCR distribue de l'aide aux déplacés libanais dans le besoin
En Syrie, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés distribue des biens de secours dans les bâtiments publics servant d'hébergement d'urgence aux Libanais qui ont fui le conflit dans leur pays d'origine. Parallèlement l'UNHCR surveille le mouvement continu des populations à la frontière entre le Liban et la Syrie.
Un rapport de terrain transmis mardi par le personnel de l'UNHCR qui surveille quatre points importants de passage du Liban vers la Syrie fait état d'une baisse du nombre des arrivées quotidiennes à environ 8 000 - 9 000 personnes au total, en comparaison avec le chiffre de 12 000 personnes la veille et environ celui de 20 000 observé précédemment.
La raison de cette baisse n'est pas claire, selon le rapport, mais il a été observé que moins de personnes originaires du sud du Liban étaient arrivées, en comparaison avec les populations venant de Beyrouth et d'autres villes. D'après les informations recueillies, des ressortissants d'autres pays comme le Soudan et l'Egypte se sont également déplacés ainsi que des Syriens. Ce rapport fait aussi état de difficultés rencontrées par les Palestiniens pour entrer dans le pays.
Sur les quelque 150 000 Libanais entrés en Syrie depuis le début de la crise, environ 100 000 sont restés dans le pays.
Mercredi, à Damas, l'UNHCR a livré des matelas, des couvertures, des sets de cuisine ainsi que du lait pour les enfants dans cinq bâtiments publics servant de lieu d'hébergement à plus de 1 000 personnes. Dans les prochains jours, des biens de secours seront distribués à un nombre similaire de personnes dans plus de dix autres hébergements organisés.
Plusieurs milliers de Libanais déplacés vivent dans des abris organisés dans d'autres grandes villes ainsi que dans des zones rurales. Ils ont aussi besoin d'assistance. En collaboration avec d'autres agences des Nations Unies, l'UNHCR évalue les lieux d'hébergement mis en place en dehors de la capitale pour recenser les lieux où se trouvent les déplacés.
« Dans les jours à venir, nos équipes commenceront aussi à se rendre dans des zones reculées au nord du pays », indique Laurens Jolles, délégué par intérim de l'UNHCR en Syrie. « le 26 juillet, nous avons reçu des informations selon lesquelles les nouveaux arrivants seront de plus de plus transférés dans les régions au nord du pays. »
A Damas et dans ses banlieues, on compte environ 50 lieux d'hébergement. Le Croissant Rouge syrien, une organisation avec laquelle l'UNHCR travaille étroitement, a établi deux mini-camps accueillant 1 000 personnes chacun sur un terrain utilisé normalement pour un camp d'été.
Alors que les déplacés sont hébergés et reçoivent de la nourriture, ils cherchent des solutions à leur situation.
« Nous avons quitté Zweah, dans le sud du Liban il y a dix jours. Les avions israéliens bombardaient nos villages et nous n'avons pas eu d'autre choix que de partir. Nous avons marché durant deux jours jusqu'à Sour... Là nous avons pris un bus pour Damas », indique un déplacé sous couvert de l'anonymat, dans l'école Bour Said au centre de Damas. Comme 600 autres Libanais entassés dans l'école, il se demande si sa maison a été détruite et s'il pourra la revoir un jour.
Les employés de l'UNHCR soulignent l'extraordinaire générosité dont les Syriens ont fait preuve envers les milliers de déplacés.
« Tout ce que nous donnons aux gens, nous l'avons reçu de donateurs privés, d'organisations, de magasins et de restaurants de la ville », explique le directeur de l'école Bour Said, gérée par l'ONG Al Ghaeb. « Les Libanais qui sont arrivés ici ont reçu trois repas par jour, fournis par les meilleurs restaurants de la ville. Les dons de vêtements, de nourriture, de médicaments, d'articles d'hygiène et autres sont arrivés en masse », ajoute-t-il. L'UNHCR a donné des couvertures et des matelas à l'école pour améliorer la vie des déplacés.
Parallèlement, le convoi de l'UNHCR qui acheminera des articles de secours à destination du Liban reste bloqué en Syrie, en attendant la confirmation du système des Nations Unies que toutes les parties impliquées dans le conflit aient donné leur accord pour un libre passage vers Beyrouth.
En Syrie, l'UNHCR dispose de biens de secours prêts à être distribués, incluant 20 000 matelas, 20 000 couvertures, 5 000 tentes familiales, 5 000 rouleaux de bâche en plastique, 10 000 jerrycans, 5 000 réchauds et 5 000 sets de cuisine. Davantage de biens de secours sont par ailleurs disponibles dans les entrepôts régionaux de l'agence. Au total, les stocks de l'UNHCR en Jordanie et en Syrie contiennent, à eux seuls, 250 000 couvertures, 50 000 matelas, 30 000 sets de cuisine, 22 000 tentes familiales, 17 000 réchauds et d'autres articles de secours. Des réserves supplémentaires sont également disponibles dans les entrepôts situés au Koweït et en Iraq.
La revanche des martyrs
L'éditorial de Issa GORAIEB
La revanche des martyr
C’est sur ces mêmes lieux, aiment à croire les Libanais, que le Christ, convié à une noce, changea l’eau en vin. Par deux fois ces dix dernières années, c’est à des noces de sang qu’aura été vouée toutefois la localité martyre de Cana.
À deux reprises en effet Israël, dans de criminels accès de folie, y a impitoyablement écrasé sous les bombes des dizaines de civils innocents, dont de nombreux femmes et enfants. Aveuglé par la haine, il prétendait punir, intimider, épouvanter, terroriser, briser les volontés, à commencer par celle de vivre obstinément accroché à sa terre. Israël aspirait par-dessus tout à diviser, à instiller par le fer et le feu le venin du doute et de la désunion face à cette guerre que les Libanais n’ont jamais voulue. Mais tout ce que réussit à faire tant de sauvagerie, c’est de réunir au contraire. De ré-unir plus exactement ; de faire taire toutes les réserves, objections ou contestations que suscitait la poursuite sine die de la Résistance armée ; d’associer les Libanais, toutes croyances et tendances confondues, dans une même dénonciation de la barbarie. Dans son délire meurtrier, Israël se serait-il donc mis en tête de faire de tous les Libanais des hezbollahis ?
Impuissant depuis plus de deux semaines à imposer sa solution, c’est à tuer tout espoir de solution qu’œuvre, à l’évidence, un Ehud Olmert se disant pas pressé de faire taire le canon. Le Hezbollah faisait sensation, à la fin de la semaine dernière, en se ralliant au plan en sept points de Fouad Siniora, et même Washington n’a pu que saluer ce développement positif. Or la boucherie d’hier, dans son atrocité, est une invite on ne peut plus explicite à une escalade de la violence, à des tirs de missiles qui pourraient atteindre cette fois Tel-Aviv. Elle commandait, en tout cas, le refus des dirigeants libanais de recevoir, dans un tel climat de douleur et de colère, la secrétaire d’État américaine.
Le singulier prodige de Cana ne s’arrête peut-être pas là, cependant. En avril 1996, c’est un vin bien aigre que tira Israël de l’opération Raisins de la colère. Le bombardement systématique des hangars de l’ONU où avaient cherché refuge les habitants souleva un tel tollé de protestations dans le monde et en Israël même qu’il provoqua la chute du gouvernement de Shimon Peres. Auparavant déjà, la sanglante bavure de Sabra-Chatila, dont Israël assumait la responsabilité pour le moins morale, avait emporté le tandem Begin-Sharon. À leur tour, Olmert et ses acolytes ne sont pas à l’abri d’un tel retour de bâton, lequel serait en quelque sorte la revanche posthume des martyrs.
Car d’avoir appelé les habitants de Cana à se désenraciner de leur maigre sol, à aller grossir les longues files de déplacés et de réfugiés ne dédouane en rien l’agresseur, ne saurait le soustraire à l’accusation infamante de crime contre l’enfance et l’humanité qui lui colle désormais à la peau. Horrible, inqualifiable, injustifiable, choquant : c’est le même jugement sans appel, d’ailleurs, que la planète tout entière, ou presque, a prononcé. Hier même une première brèche est apparue dans le soutien inconditionnel qu’ont apporté les États-Unis à l’aventureuse expédition israélienne, quand Condoleezza Rice a fait part de son mécontentement à Ehud Olmert, quand elle a enfin constaté qu’il était temps de parvenir à un cessez-le-feu. À Londres, Tony Blair a de plus en plus de mal à endiguer la fronde qui s’est déclarée au sein de son propre cabinet. Mais surtout, il n’est plus exclu que l’opinion publique israélienne, tenue pour définitivement acquise par les sondages, en vienne à contester le bien-fondé d’une guerre longue, improductive et sale.
Davantage que sur le terrain gorgé du sang des innocents, c’est au Conseil de sécurité de l’ONU, réuni d’urgence dès hier à la double demande de Kofi Annan et du Liban, que va se jouer l’issue de cette guerre en tous points démente. Ce n’est pas l’effet du hasard si le salut se présente sous la forme d’un projet de résolution français. Profondément divisées sur l’Irak, l’Amérique et l’Europe s’étaient retrouvées en 2004-2005 sur le Liban. Et c’est pour exorciser le spectre d’un Irak libanais que les diplomates montent en première ligne.
Issa GORAIEB
Cana : réactions
Le général Yahya Rahim Sfavai, le chef des Gardiens de la Révolution iranienne appelle ses hommes à se "préparer"
Fouad Siniora, le Premier ministre libanais qualifie le bombardement d'opération "Raisins de la haine".
Hugo Chavez, le président vénézuélien , accuse Israël de menées "terroristes et fascistes" et dénonce les Etats-Unis qui mettent en danger l'humanité
Manouchehr Mottaki, le chef de la diplomatie iranienne, demande à l'Onu de "traduire en justice" les dirigeants israéliens pour "crimes contre l'humanité"
Shaukat Aziz, le Premier ministre pakistanais déclare que le gouvernement et le peuple pakistanais condamnent vivement ce triste incident, qui est clairement une agression injustifiée
Le ministère des Affaires étrangères indien estime que le bombardement est particulièrement atroce
Nicholas Burns, le numéro trois de la diplomatie américaine estime que le bombardement israélien sur le village libanais de Cana >>>ne constitue pas un crime de guerre !!!
Romano Prodi, le chef du gouvernement italien : L'Italie est "profondément troublée" par la mort d'au moins 52 civils, dont 30 enfants, dans le bombardement israélien du village de Cana, dans le sud du Liban
Le Jihad islamique, promet de commettre des "attentats suicides" contre Israël "dans les prochains jours", en riposte au bombardement israélien de Cana
La France, dont le président Jacques Chirac condamne une "action injustifiable" indique avoir diffusé au Conseil de sécurité un projet de résolution demandant la cessation immédiate des hostilités et une force internationale
Le président palestinien Mahmoud Abbas accuse Israël d'avoir perpétré un "crime" et appelle l'Onu à instaurer un cessez-le-feu immédiat
Margaret Beckett, la ministre britannique des Affaires étrangères qualifie le bombardement israélien d'"effroyable"
Le gouvernement espagnol exprime "sa plus profonde consternation" et appelle à un cessez-le-feu, tout comme le chef de la diplomatie allemande, Frank Walter Steinmeier.
Le pape Benoît XVI demande un cessez-le-feu "immédiat Berthie Ahern, le Premier ministre irlandais se dit "choqué et consterné"
Jan Eliasson, le ministre suédois des Affaires étrangères, estime qu'il est "temps de mettre un terme à cette folie"
Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe dénonce une "agression barbare" et demande "l'ouverture d'une enquête internationale sur cette tuerie
L'Organisation de la conférence islamique (OCI), qui compte 57 membres, le dénonce comme "un crime de guerre, fait appel à l'Onu pour agir "d'urgence" en vue d'un cessez-le-feu au Liban.
La présidence finlandaise de l'UE se dit "choquée"Elle appelle à une "cessation immédiate des hostilités".
Bachar al-Assad, le président syrien condamne "l'horrible carnage" de Cana. Il accuse Israël de pratiquer un "terrorisme d'Etat"
Le ministère des Affaires Etrangères algérien : l'Algérie "condamne fermement" et "appelle à un éveil des consciences et à un sursaut collectif de la communauté internationale".
Hosni Moubarak, le président égyptien condamne fermement le bombardement israélien "irresponsable" de Cana "L'Egypte est profondément troublée et condamne l'attaque irresponsable israélienne sur le village de Cana qui a conduit à la mort de personnes innocentes dont la majorité sont des femmes et des enfants"
Geir Pedersen, le représentant personnel du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan au Liban, condamne et appelle à une enquête internationale
Le roi Abdallah II de Jordanie dénonce fermement "l'agression criminelle" d'Israël.
Le Mrap condamne l'"horrible massacre" à Cana (Liban) estimant "qu'Israël devra rendre des comptes" sur ce "véritable crime de guerre".
Cana : les terribles photos.
Cana,
c'était en 1996
c'est en 2006.
L'histoire, invaraible, écrite en rouge, rouge sang.
Conscience, réveille toi.
Des photos terribles, les ames sensibles abstenez vous de visionner le massacre.
http://www.rplfrance.org/index.php?content=presse/060731photos-cana-bm.php
Des Rabbins Orthodoxes manifestent
De Paris à Perth, en passant par Tel-Aviv, des manifestants réclament l’arrêt de la violence. *
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Plus de 2 000 personnes sont descendues samedi dans les rues de Paris afin d’exprimer leur solidarité avec le Liban. Les manifestants ont scandé des slogans réclamant « l’arrêt immédiat des bombardements israéliens sur le Liban », selon un reportage AFP.
Répondant à l’appel de plusieurs associations et partis politiques, les manifestants ont arboré le drapeau libanais ainsi que le drapeau palestinien. Des pancartes réclamant « l’arrêt immédiat et sans conditions des bombardements » ont notamment été brandies.
D’autres villes françaises ont aussi été le théâtre de manifestations de soutien au peuple libanais, notamment Lille, Lyon et Marseille.
En Allemagne, quelque 3 500 personnes ont défilé à Berlin, dans le principal centre d’affaires de la capitale. Ils ont demandé la fin des affrontements au Proche-Orient et ont scandé des slogans dénonçant l’attitude israélienne : « Si nous, nous sommes des terroristes, qui êtes-vous alors ? »
À noter que la communauté libanaise est forte de dizaines de milliers de personnes et qu’elle constitue une des principales communautés arabes à Berlin.
Quelque 3 000 personnes ont en outre manifesté à Berne pour appeler à l’abandon de la violence contre les populations civiles au Liban. Elles ont aussi souhaité que les autorités suisses suspendent leur collaboration militaire avec Israël.
À Bruxelles, 5 000 personnes ont manifesté en réaction au massacre de Cana. « Il semble que l’Europe et les responsables politiques internationaux ne veulent pas voir la vérité et ouvrir leurs bouches », a déclaré un imam de Bruxelles. « Nous demandons à l’UE de condamner cette agression de toutes ses forces et de mettre fin au conflit », a-t-il ajouté.
" Ce machin : ONU "
Voilà.
Encore une fois le conseil de sécurité des Nations unies adopte une position mitigée du à l'opposition des Etats Unis.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, dimanche 30 juillet, une déclaration dans laquelle il "déplore fortement la perte de vies innocentes" et il ajoute etre "extrêmement choqué et bouleversé par le bombardement par les forces de défense israéliennes d'un immeuble résidentiel à Cana (Liban sud), qui a causé la mort de dizaines de civils, principalement des enfants, et en a blessé beaucoup d'autres".
Des formulations plus fermes figurant dans des versions initiales de la déclaration, dont l'une qualifiait le bombardement de Cana d'"acte inacceptable", ont été supprimées à l'insistance des Etats-Unis, comme cela avait été le cas en milieu de semaine après la mort de quatre observateurs de l'ONU dans un bombardement israélien au Liban sud.
M. Bolton a estimé que l'annonce, pendant les débats du Conseil, qu'Israël allait suspendre ses activités aériennes pendant quarante-huit heures avait eu un effet favorable sur les discussions. "C'est un signe de bonne volonté", a-t-il dit.
Quel hasard!!!
Israel prêt à libérer 3 détenus.
Israël prêt à libérer trois Libanais
30 Juillet 2006 Le Nouvel Observateur
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Selon Haaretz, l'échange de trois Libanais, détenus avant le déclenchement de l'offensive au Liban, contre les deux soldats capturés est envisagé.
Le quotidien Haaretz révèle dans son édition de dimanche 30 juillet qu'Israël est prêt à libérer les trois Libanais qui étaient détenus avant le déclenchement de son offensive au Liban en échange de ses deux soldats capturés.
Il s'agit de Samir Kantar, un Libanais âgé de 43 ans détenu depuis 1979 et condamné à la prison à vie pour avoir tué en 1979 à Nahariya, dans le nord d'Israël un Israélien et sa fille ainsi qu'un policier.
Israël détient en outre deux autres Libanais. Par ailleurs, l'armée pourrait avoir fait des prisonniers lors de ces opérations au Liban sud, mais aucune information n'a été donnée à ce sujet.
"En une semaine, en quelques jours…"
Le chef du parlement libanais Nabih Berri, chargé par le Hezbollah de négocier l'échange de prisonniers avec Israël, a confirmé pour la première fois que cet échange concernait uniquement les détenus libanais en Israël.
"S'ils (les Israéliens) le veulent, en une semaine, en quelques jours (..), le Liban est prêt à commencer l'opération d'échange de détenus libanais et les corps (de combattants) pour le retour des deux soldats israéliens", a déclaré à la chaîne al-Jazira, Nabih Berri.
Nabih Berri à qui il était demandé si l'échange concernait seulement les citoyens libanais et non des détenus arabes d'autres pays, a répondu: "Oui".
C'est la première fois qu'est confirmé que l'échange n'inclut que des prisonniers libanais, au nombre de quatre, selon le Liban. Les échanges précédents avaient concerné des citoyens arabes.
Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a chargé son allié chiite Nabih Berri de mener des négociations indirectes sur un échange, une fois le cessez-le-feu établi.
Israël a lancé une vaste opération militaire au Liban après la capture par le Hezbollah de deux soldats israéliens sur sa frontière le 12 juillet.